Responsables :
Dr Gennaro Franco
Dr Maria Cristina Tumiati
Dr Maria Concetta Segneri
On peut considérer la région vulvaire comme une zone limite, car il y a là une confluence de compétences différentes, d’ordre gynécologique, dermatologique, psychologique, anthropologique et de médiation culturelle.
Les activités du service se déroulent comme suit. Les patientes avec des désordres de l’aire vulvaire reçoivent une visite dermatologique complète et soignée avec l’aide aussi, le cas échéant, de tests instrumentaux (vulvoscopie, colposcopie) et de laboratoire (analyses microbiologiques bactériennes, mycotiques, viraux). La visite dermatologique s’étend aussi aux autres zones cutanées et muqueuses du corps, qui peuvent être le lieu de lésions reliées à la pathologie vulvaire.
Pour le traitement thérapeutique des différentes pathologies, en particulier celles liées à des agents étiologiques viraux, on utilize aussi des méthodes comme la diathermocoagulation, la cryothérapie, le curettage.
En présence d’évidentes caractérisations psychologiques (disparéunies, vulvodinies et vestibulodinies) l’entretien avec le psicologue est nécessaire pour déterminer les éventuels substrats psychosomatiques qui peuvent interagir dans la manifestation du cadre clinique. Sur la base de l’entretien on peut ensuite proposer des traitements psychothérapeutiques convenables.
L’assistance de l’anthropologue et de la médiatrice culturelle (selon le pays d’origine de la patiente) a prouvé être fondamentale avec les patientes immigrées pour comprendre le rôle des facteurs culturels et des coutumes sociaux (par example la pratique des mutilations génitales féminines, MGF), pour le déterminisme d’un particulier élément pathologique. Ces deux figures professionnelles développent une activité de counselling et de documentation anthropologique pour reconstruir le quadre complexe des éléments impliqués dans la maladie avérée.

